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L'essentiel
Blooms phytoplanctoniques et phycotoxicité en Baie de Seine

Depuis la seconde moitié du 20ème siècle, les apports en nutriments d'origine anthropique ont très fortement augmentés dans les zones côtières et engendrent un accroissement des biomasses phytoplanctoniques. Premier maillon de la chaîne trophique de l'écosystème marin et estuarien, le phytoplancton comprend l'ensemble des microorganismes photosynthétiques (algues microscopiques et cyanobactéries) vivant en suspension dans la colonne d'eau. Parmi les quelques milliers d'espèces phytoplanctoniques connues, quelques centaines peuvent proliférer et entraîner des efflorescences formant des eaux colorées (rouge, brun, vert) et quelques dizaines (environ 70) peuvent synthétiser des phycotoxines qui se transmettent et s'accumulent le long de la chaîne alimentaire. En effet, les coquillages filtrent de grandes quantités d'eau de mer et se contaminent lorsqu'elle est chargée de phycotoxines.

La composition des espèces de phytoplancton est un indicateur de l'état de l'écosystème et peut-être utilisé pour déceler le phénomène d'eutrophisation lié à un enrichissement du milieu en nutriments. C’est également le cas pour la fréquence et la durée des phénomènes d'efflorescences phytoplanctoniques, dont certaines sont nuisibles ou potentiellement toxiques.

Les phénomènes d’efflorescence liés aux algues diatomiques observés en Baie de Seine montrent une tendance à l’augmentation depuis la fin des années 1980, alors que le nombre de blooms d’algues non siliceuses semble stagner à des valeurs très faibles (un à deux en général, avec un maximum de six en 2002). Cependant, certaines de ces espèces phytoplanctoniques peuvent induire des risques par l’émission de toxines, comme Dinophysis, Pseudo-nitzschia et Alexandrium. Bien que ces espèces soient de plus en plus  présentes en Baie de Seine, ces indicateurs sont à prendre avec précaution et la mise en place d’une surveillance plus adaptée aux calculs des indicateurs de blooms est nécessaire afin d’obtenir des résultats plus pertinents et plus représentatifs.

Concernant les épisodes de phycotoxicité observés chez les coquillages, les toxines diarrhéiques sont retrouvées tous les ans à des seuils supérieurs aux recommandations sanitaires et entraînent l'édiction régulière d'arrêtés préfectoraux interdisant la vente et le ramassage de coquillages devenus impropres à la consommation.

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Mise à jour : 12/01/2012 Imprimer...

Blooms phytoplanctoniques et phycotoxicité en Baie de Seine

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