La dynamique hydro-sédimentaire de l’estuaire de la Seine tend naturellement vers un équilibre morphologique qui se traduit par des phénomènes de dépôt et d’érosion des sédiments. Qu’ils soient d’origine marine ou continentale, ils se déposent en permanence dans les zones hydrauliquement calmes et s’accumulent dans certaines parties du chenal de navigation et dans les bassins portuaires pour y former des vasières ou des bancs de sable. Le régime hydrologique de la Seine (crue, étiage) et les conditions météorologiques (tempêtes, marées exceptionnelles,…) jouent un rôle important dans ces phénomènes hydro-sédimentaires.
Depuis le 19ème siècle, en complément d’endiguements de berges, d’arasement et de rescindement d’îles, de nombreux travaux de dragage ont accompagné et contribué aux modifications de la morphologie de la Seine en uniformisant la largeur et la profondeur du chenal de navigation. L’objectif principal était de répondre aux besoins de la navigation en améliorant les accès nautiques des Ports du Havre et de Rouen. Actuellement, les principaux travaux de dragage concernent le maintien de ces profondeurs, bien que des projets d’approfondissement soient toujours à l’ordre du jour.
Selon leur niveau de contamination chimique, leurs propriétés géotechniques et les besoins des secteurs du bâtiment et des travaux publics, les sédiments ainsi dragués sont soit isolés, soit directement réutilisés (réfection de digues,…), soit déposés à terre pour une réutilisation ultérieure possible (travaux publics,…), ou alors clapés en mer (sur le site du Kannick pour le Port de Rouen et celui d’Octeville pour le Port du Havre).
Télécharger la fiche thématique 'Dragage dans l'estuaire de la Seine' (GIP Seine-Aval, 2009)
Télécharger le fascicule 'Evolution morphologique d'un estuaire anthropisé de 1800 à nos jours' (Foussard et al., 2010)
| Mise à jour : 12/01/2012 | Imprimer... |
Volume de sédiments dragués par le port de Rouen |
Volume de sédiments dragués par le port du Havre |
